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Mohammed sws: Le Prophète modèle

« Vous avez dans le messager d’Allah un excellent modèle (à suivre) pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment. » Coran 33.21

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Et tu es, certes, d’un caractère éminent Coran 68.4
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Le meilleur témoignage demeure en tout cas celui d’Allah qui dit au sujet du prophète:

Son caractère s’identifiait au Saint Coran, disait son épouse Aïsha. Il est vrai que Mohammed sws a traduit dans les faits les enseignements du Coran. Il prêchait la foi, l’unité de Dieu, la prière, le jeûne, le pèlerinage, l’aumône, la charité, les bonnes œuvres, l’endurance, la persévérance, les vertus morales et il mettait personnellement en pratique ce qu’il enseignait. Il incarnait le prototype de la perfection humaine.

Tel qu’il ressort des différents témoignages, l’examen de sa conduite et de sa personnalité permet de dégager les traits caractéristiques ci-après: Piété, modestie, mépris des biens de ce monde, générosité sans limites, calme, sérénité, douceur, courtoisie, esprit de pardon et de bienfaisance, d’équité et de justice, amour de Dieu, fermeté et détermination dans l’observance de Ses Commandements, bonté envers les créatures, affection pour les pauvres, les malades, les faibles et les déshérités, magnanimité, clémence, indulgence envers ses adversaires, respect et tendresse envers ses épouses.

Meme ses ennemis temoignent de son honnéteté :
Ayant observé son honnêteté dès son enfance, les Mecquois lui décernèrent le titre: ‘‘Al-Amin » (le Digne de confiance) et ils le choisirent pour lui confier à titre de dépôt leurs biens précieux. Quand il quitta la Mecque pour s’installer à Médine, il chargea Ali B.Abi Taleb de restituer les dépôts à leurs propriétaires dont certains faisaient partie de ceux qui complotaient pour l’assassiner. Ceux parmi les Mecquois qui l’ont combattu n’ont jamais mis en doute son intégrité et sa bonne conduite. Abou Jahl, son ennemi le plus acharné, a maintes fois témoigné que Mohammed sws ne pouvait pas être un menteur. Lorsqu’il réunit la population mecquoise pour lui annoncer le message, il commença par leur poser cette question: ‘‘Que pensez-vous si je vous dis que l’ennemi nous guette derrière cette colline pour nous attaquer? » La pure vérité, dirent-ils, ‘‘car nous ne t’avons jamais entendu prononcer un mensonge. »

Témoignages de ceux qui l’ont approché : ce fut l’exemple de la noblesse de caractere :
Sur la personnalité du prophète Mohammed sws (psl), il n’existe aucun témoignage négatif de ceux qui l’ont approché.

Citons quelques témoignages de ceux qui le connaissaient le mieux pour avoir une idée sur la noblesse du personnage que ce soit avant ou pendant sa mission:

1-Khadija: « …Dieu ne te mettra jamais dans le mal: Dieu ne te fera que du bien, car tu aides tes proches, tu prêches la droiture, tu dis la vérité, tu aides les pauvres, tu donnes asile aux orphelins, tu rembourses les dettes des autres, tu traites avec courtoisie tout le monde. »

2-Aïsha: « Il ne parlait jamais du mal de quiconque. Au lieu de rendre le mal pour le mal, il avait l’habitude de pardonner ceux qui l’offensaient. Il ne supportait pas l’iniquité et ne pensait jamais à se venger. Il ne frappa jamais une servante, un serviteur ou un esclave, même une créature muette. Il ne refusait jamais une requête raisonnable à quiconque la lui présentait. »

3-Ali b.Abi Taleb: « Le Prophète était d’humeur toujours gaie, il était bienveillant et avait un intérieur limpide. Affable et courtois, il ne se montrait jamais rude envers quelqu’un, il gardait ordinairement le silence au lieu de lui répondre brutalement ou d’accéder à sa demande inacceptable. Ceux qui connaissaient ses habitudes, comprenaient ce que son silence veut dire. Il n’aimait faire de la peine à personne, plutôt il les rassurait car il était plein de gentillesse et de compassion. Il était d’une bienveillance et d’une générosité extrêmes, aimant la vérité et la bonté. C’était un plaisir d’être en sa compagnie. »

4- Hind, fils de Khadija: « Il avait bon coeur, il était doux et d’humeur agréable. Il n’aimait offenser personne. Il se montrait toujours reconnaissant pour la moindre faveur. Il acceptait de bonne grâce toute nourriture qu’on plaçait devant lui. Il ne se montrait jamais furieux pour toute offense à sa propre personne, ni ne songeait-il à se venger ou à trahir. Mais si quelqu’un s’opposait à ce qui est juste et vrai, il se sentait affligé et se mettait toujours du côté de la vérité et de la justice avec toutes ses forces. »

5- Ibn Abbas: « Plus généreux que nous tous, était le prophète qui partageait libéralement ce qu’il avait pendant le Ramadan. Il ne disait jamais ‘non’ à une requête et ne prenait jamais seul son repas. Il invitait tout le monde autour de lui, malgré le peu de nourriture. Il nous a demandé de l’informer si un musulman venait à mourir sans avoir payé ses dettes afin de les rembourser pour lui… »

6-Anas b.Malik: « J’ai servi le Messager de Dieu pendant dix ans, il ne m’a jamais apostrophé, ni adressé le moindre reproche sur ce que j’ai fait ou ce que je n’ai pas fait. Il avait le meilleur caractère du monde. Je n’ai jamais touché ni velours ni soie plus doux que sa main, ni senti un musc ou un parfum à l’odeur plus agréable que la sueur du Prophète. »

Pour lui, le monde d’ici-bas ‘‘ ne vaut pas l’aile d’un moustique », sauf le temps consacré à l’adoration et au service de Dieu
Il commandait un empire sans avoir le moindre sentiment de gloire ni de grandeur; il se glorifiait d’être l’esclave de Dieu; Il contrôlait d’énormes richesses mais il vivait dans une pauvreté telle que pendant des mois, le feu ne s’allumait pas dans son foyer et il passait des jours sans manger. Sa provision n’a jamais dépassé une poignée d’orge; s’il lui arrive de posséder quelques pièces de monnaie, il se précipite d’en faire don le soir avant de se coucher. Abu Darr rapporte cette remarque que le Prophète lui a faite lors d’un voyage: ‘‘Abu Darr, si le Mont Uhud devait être transformé en or pour moi, je ne voudrais pas voir s’écouler trois nuits avec un seul dinar en ma possession. Naturellement, cela ne tient pas compte de toute somme que je pourrais mettre de côté pour rembourser les dettes de quelqu’un. Un jour Omar, le voyant allongé sur une vieille natte laissant des traces sur son dos, lui dit: ‘‘ O Messager de Dieu! N’est-il pas affligeant de voir les Césars et les Cosroès se vautrer dans le luxe, alors que le Messager d’Allah vit avec des moyens aussi médiocres ? » Il lui répondit ainsi: ‘‘Ne voudrais-tu pas, Omar, que César et Cosroès choisissent ce monde et moi l’au-delà? »

Il reçut de la province de Fadak quatre chameaux chargés de céréales pour les besoins de sa famille. Après avoir prélevé une part pour rembourser une dette, il chargea Bilal de distribuer le reste aux pauvres et aux nécessiteux. Bilal n’ayant pas tout distribué, faute de pauvres, il en restait un peu. Le Prophète en fut troublé, affirmant: ‘‘Je ne pourrai gagner mon logis tant qu’il en reste de ce ramassis mondain. Il passa la nuit dans la mosquée et regagna sa demeure le lendemain matin après que Bilal lui eut annoncé que Dieu, dans Sa grâce, a bien voulu le soulager de ce fardeau. » Il ne pouvait dormir en ayant de l’argent en sa possession, cela troublerait son sommeil.

Un compagnon lui offrit un châle à un moment où il en avait besoin. Un homme qui était près de lui fit cette remarque: Qu’il est beau, le châle! Aussitôt, le Prophète lui offrit le châle.

On raconte que lorsqu’il tomba malade, il se rappela, tout agité, qu’il avait reçu quelques pièces d’or qu’il n’avait pas encore données en aumône. Il ordonna qu’on donnât tout de suite ces pièces aux pauvres, en s’interrogeant: ‘‘ Mohammed sws, ira-t-il à la rencontre de son Seigneur alors que ces pièces sont toujours avec lui ? »

Aïcha raconta après sa mort: ‘‘le Prophète a quitté ce monde et il n’a jamais mangé deux bons repas en un jour. » Elle ajouta que le jour où il quitta ce monde, elle n’avait rien chez elle sauf une poignée d’orge. Sa cotte de mailles était déjà mise en gage chez un Juif.

Pour lui, le monde d’ici-bas ‘‘ ne vaut pas l’aile d’un moustique », sauf le temps consacré à l’adoration et au service de Dieu. Il le compare à l’ombre d’un arbre où le cavalier s’installe un instant avant de l’abandonner pour poursuivre son voyage. Il disait souvent: ‘‘Le fils d’Adam ne doit rien posséder en ce monde sauf une petite cahute pour vivre, une paire de vêtements pour se vêtir, du pain pour manger et de l’eau pour remplir son estomac ».

Fervent adorateur de Dieu , il dit : » Mon plaisir est dans la prière »
Fervent adorateur de Dieu, humble, profondément respectueux de la Parole divine qui lui est communiquée, Mohammed sws ne se lassait jamais de jeûner, d’invoquer, de prier, de faire l’aumône et de combattre dans la Voie de Dieu.

Il ne se contentait guère d’accomplir les seuls rites obligatoires de prière et de jeûne. En plus des cinq prières prescrites, il offrait des prières surérogatoires: après le lever du soleil (Doha) et le Tahajjud, après minuit, sans compter les autres prières surérogatoires accompagnant chaque prière obligatoire… Mon plaisir est dans la prière, disait-il. Parfois, il se tenait debout si longtemps que ses pieds s’enflaient. Quand Aïsha lui en fit la remarque: ‘‘Pourquoi prends-tu tant de peine que cela, alors qu’Allah t’a pardonné tes péchés passés et futurs ?

‘‘Quoi », répliqua-t-il ‘‘ne dois-je pas me conduire en serviteur reconnaissant ? »

En sus du mois de Ramadan, le prophète jeûnait un ou deux jours chaque semaine. Il jeûnait régulièrement les deux mois de Cha’ban et Ramadan, le 13ème, 14ème et 15ème jour de chaque mois, les dix premiers jours de Muharram, les six jours suivant la fête de fin de Ramadan (Id-ul-Fitr), les jeudis et les lundis de chaque semaine.

Lorsque les compagnons voulurent l’imiter, il s’y opposa en leur disant: ‘‘ Qui d’entre vous est comme moi? C’est mon Seigneur qui me soutient ».

Soucieux du bonheur des autres,Il ne connaissait ni haine ni vengeance
Il n’a jamais proféré une injure ni répliqué à ceux qui l’insultaient. Il ne connaissait ni haine ni vengeance. Un jour, il confiait à Anas: ‘‘ Anas! Si tu peux, le matin et le soir, avoir un coeur sans haine contre personne, fais-le, Anas! Cela est de ma sunna et celui qui suit ma sunna sera avec moi au Paradis. »

Soucieux du bonheur des autres mais indifférent envers le sien. Désintéressé, conciliant en ce qui le concerne personnellement mais ferme pour la cause de Dieu. On employa tous les moyens pour le dissuader, on lui proposa richesse et pouvoir pour qu’il renonce à sa mission, on lui envoya des émissaires maniant l’éloquence du verbe pour le convaincre, mais en vain, il n’a pas cédé d’un pouce. Quand son oncle Abu Talib, influencé par les harcèlements de Quraïsh au sujet de son neveu, voulait faire pression sur lui, le prophète lui répliqua: ‘‘ Mon oncle! Par Allah! S’ils plaçaient le soleil dans ma main droite et la lune dans ma main gauche pour que j’abandonne cette voie. Je ne le ferais pas jusqu’à ce que Dieu veuille m’accorder la victoire ou j’y laisse ma vie. » Cette réponse témoigne de sa ferveur, de sa sincérité et de son dévouement pour la cause de Dieu. Mais cette fermeté et cette ferveur à l’égard de sa mission n’ont pourtant pas influé sur sa clémence et sa mansuétude. Au début de sa mission, il était l’objet de persécutions inouïes; les païens l’insultaient, l’opprimaient, lui lançaient des ordures, essayèrent de l’étrangler, semèrent des épines sur son chemin; il fut mis en quarantaine, frappé d’exclusion au point où il fut obligé de se retirer avec sa famille dans la vallée ‘‘Cha’b bani’l Muttalib » pendant trois ans dans l’isolement le plus complet et de faire face à une famine meurtrière. Il était complètement exténué, au bout de ses forces car il ne mangeait que des feuilles d’arbres pour apaiser les douleurs de la faim. Mais il n’a jamais songé à se venger. Au contraire, il priait pour ceux qui le persécutaient. Lors de son entrée triomphale à la Mecque , monté sur sa chamelle la tête baissée en signe d’humilité, il rassura ses anciens ennemis qu’aucun mal ne les atteint. Il pardonna à ceux qui voulaient attenter à sa vie: Suraqa b.Malik, Umaïr b.Wahb, Safwan b. Umayya. Il pardonna à Abu Sufiane qui était à l’origine de tous les complots et de presque toutes les batailles contre le prophète; il pardonna à Hind, la femme d’Abu Sufian, qui avait mutilé les cadavres de musulmans lors de la bataille d’uhud, et mâché le foie de son oncle Hamza après lui avoir coupé le nez et les oreilles. Il pardonna à Ikrimah, le fils de Abu Jahal le pire ennemi du Prophète. Il pardonna à Wahshi, l’esclave mercenaire qui avait tué Hamza dans la bataille d’Uhud. Il pardonna à Habbar b. al-Aswad, qui a commis de nombreux crimes dont le meurtre de sa fille Zayneb. Il fît cette déclaration au Prophète: ‘‘ Je voulais partir pour l’Iran, mais considérant ta clémence, je viens à toi, O Messager d’Allah! Les dires que tu as entendus à mon sujet sont tous vrais ». Cette confession amena Mohammed sws (psl) à lui pardonner, oubliant tout ce qu’il avait fait même la mort de sa fille. Il pardonna à une bande de 80 guerriers qui s’apprêtaient à attaquer les musulmans avant d’être capturés juste avant la victoire de la Mecque. Bref , il pardonna à tous les Mecquois qui le persécutaient, qui le considéraient comme leur pire ennemi et qui s’acharnaient à le combattre: ‘‘Allez-vous-en, leur dit-il, vous êtes libres »

« Un Prophète, pris parmi vous, est venu à vous. Sensible au mal que vous subissez, avide de votre bien, compatissant et miséricordieux envers les croyants. » ..Coran 9.128

il est Une miséricorde pour l’humanité:

Compatissant et miséricordieux envers les croyants, mais aussi plein de sollicitude pour les infidèles, avide de leur salut et de leur bonheur. Mohammed sws recherchait le bien-être de l’humanité tout entière. Il avait pitié des infidèles à cause de leur perdition qui pouvait les exposer au danger de la colère divine. Leur sort lui faisait de la peine, c’est pourquoi il s’efforce de les ramener à la voie de Dieu.

Allah le qualifie de Miséricorde pour l’humanité:

« Et Nous ne t’avons envoyé qu’en Miséricorde pour les Mondes. » 21.107

Il s’agit effectivement d’un exemple vivant de miséricorde. Le fait que Dieu nous indique à travers Son ultime Message (le Coran) et Son dernier messager (Mohammed sws) la Voie qui mène à Lui, est une opération de délivrance, une miséricorde pour nous sauver.

« O Prophète! Nous t’avons envoyé (pour être) témoin, annonciateur, avertisseur, appelant (les gens) à Allah par Sa permission et comme une lampe éclairante. » 33.45-46

Un témoin, c’est-à-dire la preuve que Dieu n’a pas laissé les gens dans l’ignorance en ce qui concerne leur salut et leur destin dans l’au-delà. Ce témoin est à la fois annonciateur de bonne nouvelle pour les croyants et avertisseur à l’égard des infidèles. De la sorte, ils ne pourront pas arguer du fait qu’ils n’ont pas été informés ou avertis.

Le dernier des messagers , un message universel :

Appelant les gens à Allah. Nul doute, la mission de tout Prophète est d’appeler les gens à Allah. Cependant, à la différence de Moïse et de Jésus, l’appel lancé par Mohammed sws est sans équivoque, d’autant plus que sa mission est intervenue à un moment où la religion venait d’être parachevée. « Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islam comme religion pour vous. » Coran 5.3

La mission de Mohammed sws s’inscrit dans la perspective de l’unité des communautés humaines. Elle répond à la nécessité du rassemblement de l’humanité autour de la même religion, du même message et du même modèle de conduite et ce, afin d’éviter les disparités et les égarements que pourrait occasionner une pluralité de messages, qui plus est, surannés et apocryphes.

Mohammed sws est venu avec un message complet, authentique et universel, ce qui n’était pas le cas des messages qui l’ont précédé. Allah a voulu que le dernier message soit intact et que le dernier messager soit un guide et un modèle pour tout le monde et pour toutes les catégories sociales, du berger jusqu’au chef de l’Etat.

C’est pour cette raison que la vie de Mohammed sws était remplie d’événements, afin de servir d’exemple à tout le monde et en toutes circonstances. Sa conduite était l’illustration du sacrifice, de la piété et de l’amour de Dieu. Un ange comme guide ne conviendrait pas aux hommes; ceux-ci ont besoin d’un guide de la même nature qu’eux, ayant les mêmes penchants naturels, les mêmes besoins, la même force et les mêmes faiblesses qu’eux… Dans ce cas, les gens ne trouveront aucune difficulté à le suivre ou à l’imiter, il suffit d’avoir de la volonté avec un petit effort et Dieu fera le reste.

Alphonse de Lamartine

Alphonse Marie Louis de Prat de Lamartine, né à Mâcon le 21 octobre 1790 et mort à Paris le 28 février 1869, est un poète, un écrivain, un historien et un homme politique français. Il appartient au mouvement romantique (sa poésie lyrique incarne une idéalisation de la nature). On lui doit notamment le célèbre poème Le Lac.

écrivait en 1854 (Histoire de la Turquie) A propos du Prophète de l’Islam (Mohammad)
« Jamais homme ne se proposa volontairement où involontairement unbut plus sublime puisque ce but était surhumain : saper les superstitionsinterposées entre la créature et le Créateur, rendre Dieu à l’homme etl’homme à Dieu, restaurer l’idée rationnelle et sainte de la divinité dans ce chaos de dieux matériels et défigurés de l’idolâtrie. Jamais homme n’accomplit en moins de temps une si immense et durable révolution dans le monde, puisque moins de deux siècles après sa prédication, l’Islamisme, prêché et armé, régnait sur les trois Arabies, conquérait à l’unité de Dieu, la Perse, le Korassan, la Transoxiane, l’Inde Occidentale, la Syrie, l’Egypte, l’Ethiopie, tout le continent connu de l’Afrique septentrionale, plusieurs îles de la Méditerranée, l’Espagne et une partie de la Gaule. Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité du résultat sont les troismesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme del’histoire moderne à Mahomet (1) ? Les plus fameux n’ont remué que des armes, des lois, des empires ; ils n’ont fondé,quand ils ont fondé quelque chose, que des puissances matérielles, écroulées souvent avant eux. Celui-là a remué des armées, des législations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d’hommes sur un tiers du globe habité ; mais il a remué, de plus, des idées, des croyances, des âmes. Il a fondé sur un livre dont chaque lettre est devenue loi, une nationalité spirituelle qui englobe des peuples de toutes les langues et de toutes les races, et il a imprimé pour caractère indélébile de cette nationalité musulmane la haine des faux dieux et la passion du Dieu un et immatériel (…). Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur dedogmes rationnels d’un culte sans images, fondateur de vingt empires terrestres et d’unempire spirituel, voilà Mahomet. A toutes les échelles où l’on mesure la grandeurhumaine, quel homme fut plus grand (…) ? »

Le poète français Lamartine, après avoir étudié certains aspects de la vie de prophète, a déclaré : « Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens et l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Mahomet?”…”Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérants d’idées, restaurateur de dogmes rationnels, d’un culte sans images, fondateurs de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mahomet! ہ toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand?